Dans une réaction de défense, notre société profondément blessée, se ferme sur elle-même et se divise.

Evitement ou déni de ce qui concerne la mort et de nos  responsabilités vis-à-vis de la personne vulnérable, nous prétendons évacuer nos propres peurs en en revendiquant le droit de la mise à mort  par compassion.

Les mots ont-ils encore un sens lorsqu’on invoque la charité et la dignité comme argument à une loi légalisant l’euthanasie, pour nous libérer de notre incapacité à soulager et à accompagner une génération à qui l’on donne le sentiment de n’être plus qu’un poids pour les autres ?

Et quelle est cette violence faite aux soignants qui consiste à exiger demain qu’ils soient les acteurs d’un geste si contraire à leur vocation ?

N’y a-t-il rien de plus urgent à proposer pour que la médecine retrouve un peu de son âme ?

Il est reproché à la médecine techniciste d’avoir perdu le sens relationnel , le sens du soin et de l’écoute.

«  L’hôpital sait réparer, il ne sait pas soigner » nous dit Xavier Emmanuelli

Angoissés eux-mêmes et tendus vers la toute puissance et la maitrise, le vrai service consiste à  former les soignants  au dialogue avec leurs patients confrontés à la mort qui approche.

J’ai beaucoup de respect pour la profession de soignant et pour ceux qui ont fait le choix, à un moment de leur vie, de se pencher sur la souffrance de leurs semblables.

 

Le métier d’infirmière et de soignant  exige tellement de ceux qui qui souhaitent l’exercer avec compétence tout en gardant le sens de leur mission humaine, que j’ai fait une priorité de prendre à mon tour soin du soignant, en proposant des formations qui les conduisent  à une meilleure écoute d’eux-mêmes,  et à éviter le blindage ou la distance hyper-défensive.

Et la responsabilité des soignés ?

Marie de Hennezel évoque, dans son livre  « le souci de l’autre », la communion soignants-soignés « s’épaulant réciproquement, chacun assumant ses vulnérabilités et ses limites, les soignants ayant accepté de ne pas être tout-puissants, les soignés que les médecins ne peuvent pas tout. »

La responsabilité des soignés passe par le témoignage d’une réelle  compréhension de la difficulté de la tâche  du  soignant.

Je crois, qu’inlassablement, nous devons tout faire pour construire une société solidaire, qui choisisse de ne pas se  fermer  au plus faible et au plus vulnérable, et notamment vis-à-vis de ceux qui sont en fin de vie.


 

Notre équipe, composée de professionnels de l’écoute, de médecins, infirmières et formateurs, souhaite prendre ses responsabilités  dans les actions d’information et de pédagogie  qui se déploient pour offrir l’information la plus complète dans cet enjeu de société.

 

 

 

 


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